
Booba continue de faire parler de lui en dehors de la musique, notamment pour ses prises de parole souvent très virulentes sur les réseaux sociaux. Dernièrement, il s’est trouvé de nouvelles cibles : la chanteuse Théodora, ou encore son ancien compère du 92i, SDM, contre qui il a employé le terme « nègre », de quoi susciter la polémique. Le média Mediapart s’est saisi du sujet, tentant de démontrer que le rappeur tient des propos racistes, ce qui l’a passablement énervé. B2O a donc répliqué.
La parution d’un article de Mediapart intitulé « Quand Booba traite d’esclaves des artistes noirs, peut-on parler de racisme ? », dans lequel le journaliste mène une enquête pour déterminer si Booba tient des propos racistes, a agacé le rappeur. « Depuis plusieurs mois, Booba multiplie sur les réseaux les attaques contre d’autres artistes noirs, en recourant à un vocabulaire insultant faisant explicitement référence à l’esclavage », explique le média, affichant les publications incriminantes de B2O, qui qualifie par exemple SDM de « nè*** de maison », une expression qu’il a également utilisée contre Théodora. L’annonce de la présence des deux artistes dans le jury de la cinquième saison du programme de Netflix Nouvelle école l’a en effet interpellé.
Accusé de racisme, Booba répond à Mediapart !
Dans l’article, le journaliste a interrogé le fondateur de Booska-P, Fif Tobossi, pour qui les mots de Booba sont racistes. L’article tente de démontrer que les expressions « nègre de maison » ou « négresse de maison » sont insultantes, un avis que ne partage pas Booba. En réponse à cet article, il a réaffirmé sa position : « Mediapart (grand journalisme d’investigation), ça fait 30 ans que je traite les sales N de sales N et ? On vous a passé une commande pour que j’arrête d’esquinter le personnel de maison ? Et du coup, si je suis déclaré raciste (LOL) — vous n’avez pas l’air sûrs de votre karaté, on fait quoi ? J’ai insulté Mediapart ? Vous allez m’attaquer ? Je comprends pas », a écrit Booba dans un tweet mentionnant le média, cherchant à se justifier en expliquant qu’il emploie ces expressions depuis le début de sa carrière, avant de s’interroger sur d’éventuelles poursuites judiciaires.
Booba a ensuite poursuivi ses attaques en s’en prenant à Fif Tobossi, relayant la vidéo du « piège » qu’il avait tendu à Booska-P en acceptant une interview avec le média, avant d’annoncer, devant les journalistes, qu’il ne répondrait finalement pas aux questions et annulait l’entretien tout en filmant la scène pour s’en vanter ensuite.
« On appelle Jean-Pierre Foucault pour un 50/50 ? Et oui, Fif, tu peux expliquer à ton fils de 13 ans ce que sont l’esclavage et les nègres de maison comme toi », déclare Booba, avant d’évoquer un souvenir d’enfance au Sénégal, dans les anciennes prisons d’esclaves : « À 10 ans, j’étais dans les cellules d’esclaves sur l’île de Gorée, au Sénégal. J’ai compris vite, peut-être même trop vite. Le plus drôle, c’est que ton ancienne boîte Booska-P traite @laurentbounneau avec qui tu as eu l’audace d’écrire un livre sur le hip-hop de colon en chef (vidéo à l’appui). ».
Le rappeur a conclu en annonçant que le conflit se réglera devant la justice, avec un dernier tacle adressé à Théodora : « Du coup, on se voit au tribunal, hein. P.S. : la photo de Théodora en blond, c’est exceptionnel. » et contre l’émission Nouvelle école en postant un montage photo pour ridiculiser les trois membres du jury.
.@mediapart ( grand journalisme d’investigation ) Ça fait 30 ans que je traite les sales N de sale N et? On vous a passé une commande pour que j’arrête d’esquinter le personnel de maison? Et du coup si je suis déclaré raciste (LOL)( vous avez pas l’air sur de votre karaté ) on… pic.twitter.com/wJpDbihleI
— Booba (@booba) January 15, 2026










